Nov 05 2018

La pédagogie différenciée : cercle vicieux ou cercle vertueux. Les Boussoles de l’ESPE d’Aquitaine le mercredi 7 novembre 2018 de 17h30 à 18h30

L’ESPE d’Aquitaine vous convie à la deuxième conférence des Boussoles 2018-2019 :
La pédagogie différenciée :
cercle vicieux ou cercle vertueux
Mercredi 7 novembre
17h30 à 18h30
amphi Louise Michel
ESPE d’Aquitaine site de Gironde / Mérignac,
la conférence est consultable en direct en streaming : www.espe-aquitaine.fr
Face aux constats des difficultés d’apprentissage scolaire des élèves, tant les textes d’accompagnements qu’une certaine littérature préconisent le recours
à la pédagogie différenciée. Les  enseignants  y  sont  sensibles  et  pourtant  aucune  recherche  ne  peut  attester de l’efficacité d’une pédagogie différenciée en termes de lutte contre
les inégalités scolaires. Cette conférence propose une analyse critique de la conception de la différence et  des  pratiques  réelles  de  la  différenciation  pédagogique  pour  arriver  à  la
question centrale du malentendu socio didactique.
Quels  sont  les  enjeux  et  les  pratiques  de  la  différenciation  dans  nos  classes ?
Conférence débat avec :
Sabine Kahn, ancienne institutrice dans l’académie du Rhône, formatrice d’enseignants, chercheure puis professeure à l’Université Libre de Bruxelles.
Elle a travaillé particulièrement sur la question des compétences (enseignement et évaluation), la mise en place des cycles d’apprentissage et la pédagogie différenciée.
Conférence animée par Filippo Pirone, maître de conférences en sciences de l’éducation.

Oct 24 2018

Une mise en oeuvre remarquée du dispositif « DEVOIRS FAITS »avec un prix Impulsion au collège Olympe de Gouges à Montauban

Une démarche en ligne dans un collège de  Montauban qui a un fort potentiel et dont voici la présentation vidéo. 

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Présentation Devoirs Faits c’est fait lauréat AcToulouse

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Oct 22 2018

Quand les évaluations nationales font sens pour les enseignants. L’exemple de la Nouvelle-Zélande

October 14, 2018

La quête de plus d’évaluation pour améliorer l’information sur les résultats des élèves a généré deux sources de problèmes à l’échelle internationale : une surcharge physique, intellectuelle, et émotionnelle pour le travail quotidien dans les établissements scolaires et la découverte qu’il manquait des compétences aux

C’est la voie choisie par la Nouvelle-Zélande au début des années 2000 quand le pays a mis en œuvre un programme national (the National Education Monitoring Project) visant à identifier les tendances fortes des résultats des élèves pour informer les décideurs politiques et les éducateurs tout considérant qu’il était nécessaire de mieux relier la dimension formative et sommative des évaluations nationales. Le renforcement de la participation des enseignants et l’appropriation de ces évaluations ont été considérés par le ministère de l’éducation néo-zélandais comme un facteur important pour réussir la réforme avec l’idée qu’une action de développement professionnel pouvait accompagner la mise en œuvre des évaluations nationales. C’est la raison pour laquelle la formation et l’expérience professionnelle des enseignants ont été valorisées afin de promouvoir les meilleures pratiques, en redéfinissant non seulement les connaissances et les compétences à acquérir par les élèves, mais en diversifiant les méthodes d’évaluation puis en engageant les enseignants à administrer les tâches d’évaluation par eux-mêmes.

L’expérimentation nationale comprenait différents dispositifs visant à donner plus d’opportunités d’apprentissage professionnel aux enseignants afin qu’ils administrent les tâches d’évaluation (enseignants-administrateurs) et qu’ils évaluent les élèves (enseignants-évaluateurs). Approximativement 100 enseignants-administrateurs ont été engagés pour une période de 6 mois en recevant une formation et en travaillant de manière intensive avec au moins 60 élèves dans les établissements scolaires qui faisaient passer les évaluations nationales sur la base d’un échantillon représentatif.  Pour ces enseignants, l’expérimentation comprenait :

  • Une semaine de formation intensive à travers laquelle les enseignants étaient informés sur leur rôle d’administrateur des tâches d’évaluation, et où on leur montrait comment utiliser la vidéo et d’autres types évaluation grâce à des techniques d’enregistrement. L’objectif premier était de s’assurer que les enseignants soient capables d’administrer ces évaluations avec précision et de manière standardisée

  • Des partenariats par lesquels des duos d’enseignants travaillaient en commun dans chaque établissement pour évaluer 12 élèves sur une période d’une semaine, afin de fournir un soutien collégial aux autres collègues

  • L’accompagnement de l’expérimentation par l’équipe pilote en continu pour répondre aux questions, faire face aux problèmes techniques, et au manque de ressources

  • Un travail de proximité avec les élèves en utilisant des approches variées de l’évaluation (entretiens individuels, en groupe, activités pratiques). 4 était le nombre maximum d’élèves avec lesquels un enseignant devait travailler

  • La visite de différents établissements. Chaque duo d’enseignants visitait plusieurs établissements pour s’assurer de la bonne administration des évaluations nationales

  • Les enseignants administrateurs étaient dégagés de leur responsabilité pédagogique en classe pour pouvoir s’engager sur une période de 6 semaines

  • L’expérimentation mettait en œuvre une grande diversité de tâches d’évaluation qui étaient présentées aux enseignants afin de promouvoir des pratiques innovantes mais adaptées au contexte de la classe

Pour les enseignants évaluateurs, l’expérience fut plus limitée mais comprenait :

  • Une formation intensive d’une à deux semaines sur les pratiques de notation et d’évaluation (travail sur les critères et le jugement professionnel) afin de rechercher un consensus dans les pratiques effectives

  • La sensibilisation à différentes pratiques d’évaluation et une variété d’approches avec des supports vidéo ou écrits des tâches réalisées par les élèves et évaluées

Après l’expérimentation, il a été prouvé que les enseignants-administrateurs comme les enseignants-évaluateurs avaient développer plus d’idées sur les processus d’évaluation et sur la façon dont les élèves passaient les évaluations dans différents contextes. Pour les deux groupes, les interactions entre collègues étaient jugées plus importantes que la discussion des questions proprement techniques (critères, procédures, résultats), et elles ont contribué à améliorer l’intérêt et la compréhension des évaluations nationales par les enseignants notamment pour leur propre enseignement. Les enseignants ont été également plus sensibles aux écarts de résultats entre élèves et au rôle des critères d’évaluation comme du jugement de l’enseignant sur le comportement des élèves. Cela fut vécu globalement comme une bonne expérience de développement professionnel laquelle a permis de :

  • Renforcer le sens du professionnalisme et l’expertise des enseignants sur l’évaluation dans des pratiques réelles

  • Donner du sens à l’engagement intellectuel, social et émotionnel des enseignants en travaillant sur des idées et des matériaux avec des collègues tout en partageant et échangeant sur les pratiques

  • Développer des compétences nouvelles sur l’évaluation

  • Offrir de meilleures conditions d’analyse du travail des élèves et des possibilités d’accompagnement en termes d’apprentissage dans la classe.

Source : https://www.cfcpe-edu.org/quand-les-evaluations-nationales-font-sens-pour-les-enseignants-lexemple-de-la-nouvelle-zelande

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Oct 02 2018

L’appel national à projets est lancé ! La journée nationale de l’innovation aura lieu le 3 avril 2019 à Paris

L’appel national à projets  s’adresse à tous les personnels enseignants, de vie scolaire et de direction des écoles du premier degré et des établissements du second degré ; il concerne aussi les réseaux d’équipes ou les dispositifs innovants, coordonnés au niveau d’une circonscription, d’un département, ou d’une académie.

Les six domaines suivants seront privilégiés pour l’année 2018-2019 :

  1. Consolidation des apprentissages fondamentaux ;
  2. Parcours scolaires: liaisons/ruptures, persévérance et continuité;
  3. Lutte contre les inégalités ;
  4. Architecture et aménagement de l’espace scolaire ;
  5. Réseaux et territoires apprenants ;
  6. Mutation de l’enseignement professionnel et technologique.

Dans chaque domaine, des approches transversales seront particulièrement recherchées et valorisées : l’intégration du numérique, les pratiques en éducation prioritaire, les collaborations avec la recherche et le travail en partenariat.

Faites connaitre votre candidature en envoyant un mail à : cardie@ac-bordeaux.fr

Oct 02 2018

Appel à projet LéA 2019

Le réseau des lieux d’éducation associés à l’IFÉ lance un appel à projets pour la rentrée 2019. Les équipes constituées de praticiens et chercheurs qui souhaitent collaborer, peuvent proposer une candidature avant le 27 février 2019.

pour rappel :

Le réseau des LéA est l’espace de vie des Lieux d’Education Associés à l’Institut Français de l’Education (IFE). Porté par une question de recherche, des acteurs de terrain et une équipe de chercheurs, chaque lieu apporte sa pierre à l’édifice de la refondation de nos manières d’apprendre et d’enseigner. Ce carnet est donc est un espace de travail collaboratif pour mettre en commun des hypothèses, réfléchir sur les pratiques, valoriser des expérimentations innovantes et partager les ressources produites par ces interactions inédites entre chercheurs et enseignants.

pour télécharger cliquer sur

LeA – Appel a projet 2019

LeA – Dossier de candidature 2019-2022

Pour toute information complémentaire :

– consulter le blog des LéA
– consulter le site des LéA
– demander des renseignements à l’adresse suivante lea.ife@ens-lyon.fr

Devenir un LéA

Pourquoi ?
Si votre lieu d’éducation porte des questionnements sur des enjeux d’apprentissage, d’enseignement et/ou d’éducation, et que vous souhaitez engager une collaboration avec l’IFÉ pour y répondre, vous pouvez rejoindre le réseau des LéA. Il s’agit d’associer sur la durée, chercheurs, acteurs (enseignants, formateurs, éducateurs, animateurs…) et pilotes des lieux d’éducation, pour penser et mettre à l’épreuve des réponses.

Pour construire des LéA réellement inscrits dans le système éducatif local et dont les résultats seront mobilisables par des acteurs de l’éducation, l’implication des institutions éducatives et de formation locales (ESPE, équipe de circonscription, direction académique des services départementaux de l’Éducation nationale, direction régionale du ministère de l’agriculture, conseiller académique « recherche, développement, innovation et expérimentation (Cardie), corps d’inspection, etc.), et des collectivités territoriales contribuant au développement du lieu doit être envisagée dès le montage du projet.

Un projet de LéA peut émaner d’un lieu d’éducation désireux de collaborer avec des chercheurs, de chercheurs désireux de collaborer avec un lieu d’éducation, ou d’une association entre chercheurs et lieu d’éducation déjà constituée. Si un lieu d’éducation qui souhaite rejoindre le réseau des LéA n’est pas déjà en lien avec un laboratoire, l’IFÉ tentera de le mettre en contact avec des chercheurs intéressés pour construire un projet.

Comment ?

Télécharger l’appel à projet 2019 et le dossier de candidature 2019

Pour rejoindre le réseau, vous pouvez répondre à l‘appel à projets LéA 2019 en complétant un dossier de candidature détaillé, qui présentera votre projet dans ses aspects scientifiques, de diffusion et production de ressources pour le système éducatif, ainsi que dans ses aspects administratifs.

La rédaction du dossier de candidature demande un travail collaboratif qui doit être suffisamment anticipé. En effet, la participation des personnels de direction du lieu candidat est nécessaire et un avis du Cardie (pour les lieux scolaires) est demandé. Les dossiers sont attendus pour le 27 février 2019. Seuls ceux qui associent des praticiens et des chercheurs seront examinés.

Un LéA se constitue pour une durée contractuelle de 3 ans. Il peut être renouvelé pour une seconde période de 3 ans (ou moins), par dépôt d’un nouveau dossier de candidature.

Pour les années à venir, le réseau des LéA limitera sa taille à environ 35 lieux d’éducation associés. Chaque année, le nombre de renouvellements et d’entrées dans le réseau correspond approximativement au nombre de LéA ayant terminé leur projet. En 2018-2019, le réseau est constitué de 34 LéA dont 11 sont en troisième année, 1 en fin de période de renouvellement. Une douzaine de projets (nouveaux LéA et renouvellements de LéA existants) pourront ainsi être retenus par la commission de sélection pour la rentrée 2019. Les nouveaux LéA seront invités à la 9e rencontre nationale qui se déroulera les 21 et 22 mai à Lyon. L’entrée dans le réseau se fera en septembre 2019, pour une durée de 3 ans.

Constituée de membres du comité scientifique des LéA et de partenaires du réseau, la commission de sélection porte son attention sur la richesse et la précision du questionnement et du projet, les modalités de collaboration avec les acteurs du terrain, le lien entre le laboratoire impliqué et l’IFÉ-ENS de Lyon, l’articulation avec les thématiques proposées dans l’appel à projet, l’engagement de tous les partenaires dans la durée, et l’implication des divers acteurs du lieu d’éducation (chef d’établissement, personnels enseignants, autres personnels…). Les liens du projet avec la formation, en particulier les ESPE, et la production de ressources pour l’éducation sont également envisagés.

Sep 19 2018

« Notre système d’orientation cristallise les inégalités” Interview de Marie Duru-Bellat, marraine de la Journée du refus de l’échec scolaire

CLIQUEZ ICI  pour vous inscrire au grand débat public de la Journée du refus de l’échec scolaire à Paris (à La Bellevilloise).

Ci dessous un Article du LAB’Afev   Education, JRES 2018, News

Marie Duru-Bellat, vous êtes sociologue de l’éducation, vous avez travaillé sur les mécanismes de l’orientation tout en étant précédemment conseillère d’orientation, comment définiriez-vous les spécificités de notre système d’orientation?

On peut souligner deux caractéristiques majeures. Il est très institutionnalisé, cadré par des règles relativement précises et mis en musique par des professionnels spécialisés, ce qui pourrait permettre un pilotage spécifique (une organisation précise et actualisée de la diffusion de l’information sur les métiers par exemple, ou encore une explicitation claire des droits des jeunes et des familles). Ce qui n’est pas toujours le cas…

Mais il est aussi très surdéterminé par le contexte global de l’emploi en France : un chômage des jeunes très marqué, un principe « adéquationniste » fort (à chaque emploi est censée correspondre une formation et vice versa), et un climat général de relatif pessimisme par rapport à l’avenir. Du même coup, les élèves abordent leur formation de manière souvent très utilitariste (on pense aux débouchés davantage, parfois, qu’à ses goûts), et très angoissée, car on sait que l’insertion professionnelle sera plus ou moins difficile selon les filières, et qu’on pense que le premier métier sera celui de toute une vie.

En quoi notre système d’orientation cristallise-t-il les inégalités?

Il cristallise les inégalités d’une part parce qu’il donne un poids essentiel à la réussite scolaire telle qu’évaluée par les notes ; or dans notre pays, la réussite des élèves est particulièrement marquée par leur milieu social d’origine, sans compter les imperfections de la notation elle-même. Alors que les différents itinéraires scolaires sont hiérarchisés aux yeux des enseignants et des élèves, on choisit d’autant plus facilement les « meilleures filières » (celles qui donnent accès aux emplois les plus attractifs) que l’on est un bon élève, alors que ceux qui ont plus de difficultés sont relégués dans les voies (et les métiers) dont personne ne veut (et où il y a de la place).

Mais notre système cristallise aussi les inégalités parce qu’il donne, officiellement du moins, beaucoup de poids aux voeux des élèves et de leurs familles : or ces vœux sont très inégalement ambitieux et informés. C’est un constat que l’on fait dans la plupart des pays européens : dans les inégalités sociales de cursus scolaires, les inégalités tenant spécifiquement à l’orientation comptent pratiquement autant que les inégalités liées à la réussite scolaire. Peut-être faudrait-il parfois, paradoxalement, donner moins de poids aux familles et/ou que l’institution les conseille plus précisément, pour contrer l’autos-élection que pratiquent systématiquement les familles les plus éloignées de l’école.

De quels exemples internationaux pourrait s’inspirer la France ?

Ce qui pourrait atténuer le caractère « dramatique » de l’orientation, ce serait avant tout que les jeunes n’aient pas le sentiment de jouer leur vie sur un « choix » scolaire, donc que des réorientations, des passerelles et des retours en formation soient à tout instant possibles. C’est à mes yeux le point essentiel. Mais il est clair que si tous les jeunes partaient dans la vie avec un bagage scolaire de bon niveau et moins inégal, cela faciliterait les choses.

Après, si nous donnions moins d’importance aux diplômes, comme certains pays voisins, alors là encore, l’orientation serait vécue de manière moins dramatique. Alors que nous pensons, en France, qu’il est juste de répartir les « places » dans la société sur la base des diplômes –parce que ceux-ci exprimeraient la valeur, le mérite, les compétences, des personnes-, on voit bien que tant que les diplômes seront aussi inégalement possédés par les uns et par les autres –pour des raisons dont l’école est elle-même responsable-, donner un poids important aux diplômes fige les inégalités. Mais cette idée, que nourrissent les comparaisons internationales[1], apparaît relativement paradoxale en France.

 

Pour cette 11e édition, la Journée du refus de l’échec scolaire explore le thème de l’orientation. CLIQUEZ ICI pour télécharger le document de présentation.

 

[1]Voir « Les sociétés et leur école » (2010) et « 10 propositions pour changer d’école »(2015), F.Dubet et M.Duru-Bellat (Seuil).

Sep 11 2018

Expérithèque devient Innovathèque

La transition entre Expérithèque et le nouvel Innovathèque est bientôt effective!

La base actuelle « Expérithèque » devait évoluer et cette transition vers  » Innovathèque » est en cours  :

« Innovathèque » deviendra la  bibliothèque nationale  et permettra de recenser  les projets innovants et expérimentaux mis en œuvre dans les écoles et les établissements scolaires, afin d’élaborer divers outils thématiques d’information, d’analyse, de pilotage et d’évaluation.

L’application  n’est pas uniquement utilisée à des fins de communication et de valorisation. L’ensemble des informations récoltées sur les projets innovants et expérimentaux fournit également un matériau utile aux recherches et aux réflexions conduites sur le fonctionnement du service public de l’Éducation et sur sa capacité à atteindre les objectifs qui lui ont été assignés, soit garantir à chacun la possibilité de « développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle [et] d’exercer sa citoyenneté » (Art. L. 111-1 du Code de l’Éducation).

L’accès  à la  rédaction des fiches « expérithèque »  est momentanément fermé mais  la base reste consultable http://eduscol.education.fr/experitheque/carte.php

Dans l’attente de la disponibilité d’Innovathèque (ouvert pour la saisie le 24 septembre au plus tard), nous vous proposons de remplir un fichier word dont le contenu est identique au formulaire de saisie et de le communiquer à la mission cardie (cardie@ac-bordeaux.fr)

A plusieurs reprises dans la fiche apparaît la case « c’est innovant », concernant le dispositif, le lieu ou les acteurs de l’innovation décrite. Vous pouvez ainsi renseigner dans ce document toutes les informations attendues. Il vous faudra ensuite, dès qu’ Innovathèque sera ouverte, renseigner les rubriques directement en ligne.

Il  suffira alors de faire des copier-coller des différentes parties que vous aurez rédigées dans le document word ci-joint :

Innovatheque modele fiche VF

Sep 11 2018

Train Expo de l’innovation le 3 octobre à Bordeaux : n’hésitez pas à y amener vos classes!

Depuis 80 ans, la SNCF et ses partenaires inventent, se réinventent et anticipent les évolutions de la société. Ce sont 80 ans d’innovations qui ont façonné notre pays 80 ans d’aventure humaine et d’histoires partagées avec les  français.

Le train de l’innovation ira au cœur des villes, à la rencontre de milliers de visiteurs, pour faire découvrir les savoirs faire des acteurs qui ont fait l’histoire et feront l’avenir de la mobilité collective.

Un lieu de découverte et de partage avec tous les publics et toutes les générations dans une scénographie inédite :  des dispositifs immersifs, interactifs et ludiques, des centaines d’objets iconiques, photos d’archives et maquettes , des vidéos et animations 3D en réalité augmentée, des quiz…

ci-joint  le dépliant de présentation et les modalités d’inscription pour les classes : MODALITÉS_SCOLAIRES (1)

Août 31 2018

NOVAQ 2018 : Festival de l’Innovation en Nouvelle-Aquitaine

NOVAQ 2018 sera le lieu de l’innovation pour celles et ceux qui font vivre la créativité en Nouvelle-Aquitaine – et partout ailleurs. Autour de plus de 100 projets d’avenir, venez vous emparer des enjeux de l’innovation, à travers la découverte et le partage des plus récentes avancées technologiques et sociales.

Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain autour de 3 grands thèmes : l’océan, le cerveau et l’espace.

Un festival, quatre temps forts

Novaq 2018 © Nouvelle-Aquitaine

NOVAQONCEPTS / conférences, débats, laboratoire d’idées

Des spécialistes imaginent la société du futur.

Pour imaginer la société du futur et prospecter l’avenir, des personnalités présentent leurs idées et confrontent leurs visions pour défricher les frontières de l’inconnu. Mais aussi, plus globalement, pour interroger les limites de l’innovation, technologique, comportementale ou économique, notamment dans les domaines d’excellence de la Région, le cerveau, l’espace et l’océan.

Avec Le Monde
Jeudi 13 septembre et Vendredi 14 septembre, Hangar 14

NOVAQTUELS / Démos & des pitchs

Les innovations ici et maintenant

Parce que l’innovation, c’est autant les innovations qui existent ici et maintenant que celles qui vont exister ici et demain, les innovatrices et les innovateurs de la Nouvelle-Aquitaine pourront faire la démonstration de leur vision en pitchant et en proposant d’expérimenter in situ les bénéfices que nous pouvons tirer de leur créativité. Pour imaginer le futur, rien de mieux donc que de pouvoir s’immerger dans ce qu’il nous offre déjà.

Jeudi 13 et Vendredi 14 septembre, Hangar 14

NOVAQTIONS / Ateliers, rencontres, workshops

Les innovations : de l’idée à l’action

Passer de la théorie à la pratique est toujours un défi pour celles et ceux qui veulent innover : pour appliquer des concepts, il faut développer des solutions pragmatiques et des outils très difficiles à forger sans accompagnement. Pour échanger et trouver des réponses, experts et acteurs de l’innovation pourront ainsi se retrouver autour de sujets précis : ce faisant, les idées pourront se transformer en autant de réalités pour le développement humain, technologique, territorial et économique de la Région.

Vendredi 14 septembre, Hangar 14

NOVAQLAND / Vivre l’innovation en famille

Un monde d’innovations… pour tout le monde
Le samedi 15 septembre, NOVAQ s’invite chez Cap Sciences pour un temps familial et ludique. Ce Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle a concocté un programme #PleinLesYeux : des jeux et des ateliers autour des drones, de la prise de vue aérienne, de l’imagerie 3D et de la réalité augmentée.

Avec Cap Sciences
Samedi 15 septembre, Cap Sciences, Hangar 20

Un festival, c’est aussi une fête : celle de l’innovation. Le 14 septembre, à la nuit tombée, NOVAQ 2018 donne le top départ d’un spectacle de drones sur la Garonne.

Renseignements et inscriptions

Renseignements et inscriptions sur le site de Novaq

 

 

Août 23 2018

Regard sur Ludovia 2018 : « Innovation et institution » Article de Bruno Vergnes dans la revue café pédagogique

La 15ème édition de l’université d’été Ludovia est toujours un rendez-vous qui réunit dans un cadre décontracté des acteurs de premier plan.  Si le thème de l’année est Innovations & Institutions autour du numérique éducatif, c’est qu’il semble bien que la notion d’innovation résiste toujours pour qu’elle soit ainsi mise en avant. A moins qu’en associant innovations et institutions nous soyons invités à y voir un attelage qui ne va pas toujours de soi comme le rappelle Anne Farisse-Boyé (doctorante en Information, de la communication et de la documentation) dans le cadre du colloque scientifique. « Les injonctions de l’état à innover vont parfois à l’encontre de la stabilité demandée par les institutions ».  C’est la raison pour laquelle l’innovation passe parfois par la transgression. Et la nouvelle loi sur l’interdiction-autorisation du téléphone portable est la meilleure illustration de cette contradiction. Mais Ludovia c’est aussi et surtout un grand fourmillement d’enseignants partageurs qui viennent mettre en avant le travail réel de leur salle de classe.

 

EMI et cyberharcèlement

 

 

 

 

 

 

Si le ministre n’a pas vraiment mis en avant l’éducation aux médias en privilégiant les données à ceux qui les fournissent, à ceux qui les enseignent, on remarque que sur le terrain les besoins sont forts. Bérengère Stassin (maitresse de conférences à l’université de Loraine) a fait le point lors d’une conférence, sur les pratiques des adolescents.

Les réseaux sociaux, qui nous privent souvent du visage de l’interlocuteur, ne favorisent pas l’empathie. Pourtant, des pistes existent pour développer les compétences émotionnelles et la sensibilité et des chercheurs comme Omar Zanna travaillent sur ces sujets. Elle cite des jeux éducatifs tels que le Jeu des mousquetaires, Les jardins des sculptures et le Jeu des trois figures. L’important, rappelle la chercheuse, est de ne pas séparer violences scolaires et cyberviolences et elle ajoute qu’il est urgent de sensibiliser les élèves à la question des traces numériques, de réfléchir aux conséquences de ces traces autant pour les jeunes harcelés que pour les jeunes harceleurs.

Au lendemain d’un discours ministériel centré sur les données, sur leur protection puis sur leur utilisation au sein de l’Éducation nationale, on mesure l’écart qui semble se creuser entre cette approche techno-centrée et celle des chercheurs qui préconisent une vision plus élargie qui engloberait la sociologie des réseaux et de la communication, pour comprendre à quoi rêvent véritablement les algorithmes, question à laquelle réfléchit le sociologue Dominique Cardon.

Célébrer le poète : #ApollinR18

 

 

 

 

 

 

 

Voilà un projet exaltant qui s’annonce ! Le 9 novembre prochain, un évènement se prépare et sera dévoilé à ceux qui suivent le compte twitter @apollinaireGui1. Nous savons déjà qu’il s’agit d’un projet mutualiste en Lettres qui est porté par trois académies : Toulouse, Aix-Marseille et Montpellier. Anne Veghte, IAN Lettres de l’académie de Montpelier le présente. Autour de la commémoration de la mort de Guillaume Apollinaire, va être déployé un vaste projet créatif auquel les enseignants intéressés sont invités à se joindre. Au programme : des créations de web radios dédiées, de livres numériques, des cartes postales sonores, des visites de galeries virtuelles, des calligrammes animés… il y a mille façons de participer. De nombreuses ressources accompagneront les enseignants : le site Eduthèque propose 59 ressources sur Apollinaire et 21 créations (calligrammes et vidéos crées par des artistes), la BRNE propose des textes et des images interactives, Radio France et Canopé sont également partenaires ainsi que le Centre Pompidou qui propose un dossier pédagogique sur la lettre. Rendez-vous est pris pour le 9 novembre.

 

Développer la créativité et l’engagement des élèves

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre du colloque scientifique, Christelle Caucheteux (enseignante de SES) présente les résultats d’une exploration réalisée avec la chercheuse Margarida Romero, directrice du laboratoire #LINE (Laboratoire d’Innovation et Numérique pour l’Éducation, unité de recherche de l’ESPE de Nice). Le projet Stan’Up met en avant la créativité comme compétence et l’enseignante cherche à favoriser les attitudes propices au développement de cette compétence. Ce projet consiste en une sorte d’immersion des élèves dans le monde des startups : en collège (parcours avenir) et en lycée (connaissance du monde des entreprises). Les élèves sont invités à se glisser dans la peau de jeunes entrepreneurs ou socio-entrepreneurs afin d’imaginer des solutions pour « mieux vivre la ville » à l’aide de méthodes de Design Thinking qui rythment le parcours depuis l’imagination, la formalisation, le développement jusqu’au prototypage. Enfin, lors d’une séance de présentation, l’oral et la théâtralisation d’un pitch représente l’aboutissement du travail qui s’étend sur plusieurs mois. Notons l’accompagnement des élèves par des étudiants de l’école Epitech de Nice ainsi que par des parents bénévoles pour faire interagir différentes générations. La chercheuse met en avant la notion de « tolérance à l’ambiguïté » c’est-à-dire de droit à l’erreur voire à l’échec d’une solution proposée.

Cette expérience, menée dans un cadre scolaire plutôt favorable, pourrait-elle permettre de raccrocher des élèves qui vivent des difficultés scolaires ? Quel rapport cette expérimentation crée-t-elle au monde contemporain du travail, à la créativité, à l’engagement, notion mise en avant par le ministère ? Ce sont les questions auxquelles les enseignantes souhaitent répondre. Ajoutons qu’il semble bien qu’au-delà de l’innovation de la pédagogie on cherche de plus en plus à enseigner l’innovation à nos élèves.

Les escape games : enseigner la résolution de problèmes

 

 

 

 

 

 

 

Dans la partie Explor’camp de Ludovia, où les enseignants viennent montrer des projets réalisés en classe, on note cette année la forte présence des escape games. C’est une forme particulière de ludification de l’enseignement qui trouve son origine dans un nouveau divertissement : un jeu de société d’évasion grandeur nature. On compte plus de mille salles en France à ce jour. De nombreuses équipes enseignantes se sont lancées dans la réalisation d’escape games pédagogiques pour travailler le savoir être, des connaissances et des compétences.

Nous retiendrons tout d’abord celui qui prend comme cadre la série La casa de papel. Présenté et réalisé par Stéphane Agniel, ce jeu permet aux élèves de troisième de travailler en SVT sur les groupes sanguins. Il a la particularité d’utiliser l’assistant vocal Google Home, que les élèves peuvent interroger en plus des nombreux documents, volontairement énigmatiques, mis à leur disposition. Les élèves découvrent les potentialités et les limites de l’intelligence artificielle grâce à cet objet connecté qui trône sur la table, comme une seconde instance enseignante, qui parle plusieurs langues et à qui il faut s’adresser à l’oral par des phrases construites et claires, rappelle l’enseignant. On comprend aisément le fort potentiel de tels dispositifs pour favoriser l’entrée des élèves dans les tâches scolaires mais on regrette que l’enseignant n’ait pas eu le temps de préciser quels apprentissages étaient visés et comment les savoirs ont été institutionnalisés à l’issue de la séance. On remarque aussi que dans ces dispositifs, la collaboration entre élèves est fondamentale mais on ne sait pas si la collaboration fait l’objet d’un apprentissage particulier et comment cette compétence est évaluée.

Le collectif S’cape a ensuite attiré notre attention. Les trois enseignants qui l’ont monté tiennent un site destiné à aider les équipes qui souhaitent utiliser un escape game pédagogique ou qui veulent se lancer dans une conception. Il met à disposition plus de 200 escape games pédagogiques ainsi que de nombreuses astuces, réflexions et conseils. De nombreuses réalisations s’appuient sur les ressources de la BRNE et le compte Twitter @scapedu est associé à ce projet. Une publication est attendue dans les prochains mois sur ce sujet et témoignera d’un vrai dynamisme qui va sans doute au-delà de l’effet de mode, l’avenir nous le dira.

 

Bruno Vergnes

 

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