Place et fonctions de l’écrit en LVE au cycle 3

Sommaire

1. Constats sur la place de l’écrit en LVE au primaire (vidéo)
2. Attentes générales de l’enseignement des LVE et place de l’écrit
Les compétences lire et écrire déclinées en « savoir-faire » + éléments de progressivité
3. Les fonctions de l’écrit en LVE
4. Autres ressources institutionnelles sur l’écrit
5. Quand introduire l’écrit dans une séquence LVE ?
6. Comment introduire l’écrit au primaire?
7. Une première réflexion sur le cahier de l’élève en LVE
8. Quelques outils et ressources pour travailler l’écrit 

 


1. Constats sur la place de l’écrit en LVE au primaire (vidéo)

-Les traces orales ou écrites sont rares au primaire

-Cela peut s’expliquer par la priorité donnée à la communication

-Or la trace est un gage de la continuité des apprentissages, un repère de progression aussi bien pour les élèves que pour les enseignants du cycle

-L’écrit vient après l’oral mais il soutient l’oral et vice versa.

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  2. Attentes générales de l’enseignement des LVE et place de l’écrit

« Au cycle 3, l’enseignement de la langue vivante étrangère ou régionale vise l’acquisition de compétences et de connaissances qui permettent l’usage plus assuré et plus efficace d’une langue autre que la langue française. Des situations de communication adaptées à l’âge, aux capacités cognitives, aux intérêts des élèves, contribuent à la construction de connaissances langagières, permettant d’atteindre la niveau A1 du CECRL dans les cinq activités langagières. » (prog 2016).

La compétence langagière s’acquiert et s’évalue au travers de cinq activités langagières de communication (cf carte infra). L’entrée dans les apprentissages en LVER se fait toujours à l’oral car il s’agit de développer une compétence élémentaire de communication. L’introduction de l’écrit se fait lorsque les apprentissages sont fixés à l’oral.

La composante « culturelle » de la compétence langagière ne doit pas être travaillée de manière décrochée des apprentissages linguistiques.

(cliquer sur carte pour ouvrir dans une autre fenêtre)

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Les compétences lire et écrire déclinées en « savoir-faire » + éléments de progressivité :
 


On remarque que les savoir-faire (ou « capacités » ou « items ») à travailler dans la compétence « écrire » ne sont pas rangés de manière aléatoire. En effet, les premiers items que sont la copie et la dictée pourraient être rattachés davantage à la structuration des savoirs alors que les autres sont clairement orientés vers la communication (renseigner un questionnaire, décrire, écrire, raconter à l’écrit). On observe donc une progressivité entre ces deux types de « capacités » (savoir-faire), mais aussi entre la copie et la dictée (dans la majorité des cas les activités de copie sont un préalable aux activités de dictée).
Remarquons enfin que chaque capacité peut être travaillée de manière progressive en jouant sur les variables de la complexification et de l’étayage/désétayage (des exemples d’activités sont proposés dans la carte mentale supra). Cela permet de prévoir la différenciation et d’accompagner les élèves dans leurs apprentissages. Par exemple la copie de la trace écrite au tableau, la copie différée, ou la copie différée en fonction d’une tâche de lecture/compréhension ne sollicitent pas les mêmes processus cognitifs chez les élèves. Mais toutes ces étapes sont incontournables pour permettre aux élèves de progresser (idée de gammes avec niveaux d’exigences différents) en mobilisant leurs savoirs dans des situations différentes.

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3. Les fonctions de l’écrit en LVE

L’écrit permet de structurer les apprentissages faits à l’oral (structuration de la chaîne orale), de faciliter la mémorisation …
Le document ci-après synthétise les fonctions de l’écrit et propose plusieurs pistes d’activités pour les deux degrés.

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4. Autres ressources institutionnelles sur l’écrit :

 
Doc d’accompagnements de programmes
L’évaluation de l’écrit en LVE

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5. Quand introduire l’écrit dans une séquence LVE ?

L’écrit permet de fixer les apprentissages faits à l’oral. Son introduction est donc différée par rapport à celle de l’oral. L’introduction de l’écrit au primaire et au secondaire ne suivent pas forcément la même temporalité. La carte mentale ci-dessous propose une modélisation de l’articulation de l’oral et de l’écrit au sein d’une même unité d’apprentissage en LVE pour le primaire.

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6. Comment introduire l’écrit au primaire?

L’introduction de l’écrit doit s’appuyer sur les savoirs et savoir-faire à l’oral des élèves. Une introduction trop précoce de l’écrit peut s’avérer préjudiciable pour la prononciation car si le modèle oral des apprentissages n’est pas solidement fixé, les élèves risquent de recourir à leur code phono-graphématique pour « lire à la française » les mots proposés en langue cible. L’introduction de l’écrit sera donc toujours progressive et « accompagnée » en primaire.
Le tableau suivant propose des activités pour introduire du lexique et des structures à l’écrit.

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7. Une première réflexion sur le cahier de l’élève en LVE

Le cahier de l’élève gagnerait à devenir un cahier « outil » qui suivrait l’élève chaque année de son cursus plutôt qu’un cahier de suivi des activités. Cela permettrait à l’élève de revoir les apprentissages et aux enseignants d’avoir des renseignements sur les acquis de l’élève afin d’établir une programmation cohérente pour atteindre le A1.
Nous proposons deux outils pour alimenter la réflexion sur ce sujet :

  • une proposition de cahier de cycle tirée de « Enseigner les langues vivantes à l’école », de Corinne Marchois et Gilles Delmote (editions Retz, oct 2015)
  • des progressions correspondantes aux nouveaux programmes pour programmer les apprentissages sur les deux cycles.
 

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8. Quelques outils et ressources pour travailler l’écrit

  • mes english (propose une banque d’images classées par thématique et des générateurs d’exercices tels que des pots-croisés, des mots-mêles, …)
  • myteacher.fr propose un recueil d’activités trouvées sur le web classées par thème.
  • ….
  • Le site Quizlet.com
    permet, après inscription (gratuite), de créer des listes lexicales
    associées à différentes activités d’entraînement et d’évaluation,
    permettant l’apprentissage et l’acquisition du dit lexique. (un exemple d’application ici)
  • L’application « learning apps » permet de générer des jeux d’apprentissage/révision et intègre un outil « text to speach » de bonne qualité. De nombreux modèle d’exercices sont proposés. La prise en main est simple et rapide et la ressource est consultable sur tous les supports (ordi, tel, tablette).  (un exemple d’application ici).

Les élèves apprennent vite mais ils oublient tout aussi vite si les savoirs ne sont pas systématiquement révisés (rebrassage). Pour travailler le rebrassage plusieurs activités sont possibles :

  • Le « lucky dip » : ce jeu s’appuie sur une collection de petites cartes sur lesquelles sont écrites des injonctions comme « Demande à ton camarade où il habite »; « Dis que tu n’aimes pas le lait »; « Donne 4 noms d’animaux »; « Compte de 10 à 15 » etc… Ces cartes correspondent bien sûr aux apprentissages déjà réalisés. Elles sont rangées dans une boîte. L’enseignant peut demander à des élèves de piocher des cartes en début de séance ou organiser des jeux de plateaux (dans ce cas la réponse pourra être imprimée sur le verso pour permettre la vérification par les autres joueurs.
  • Le jeu des enveloppes permet aux élèves de travailler en autonomie (binômes) pour réviser et pour s’auto-évaluer. La vidéo proposée montre une application en orthographe en français mais elle est tout à fait transposable à la langue étrangère : les étiquettes « structures » sont rangées dans une première enveloppe et au fur et à mesure l’élève les range selon le degré de maîtrise. Concrètement chaque élève confie sa chemise à son binôme. Ils ont 5 min pour s’interroger et écrire les réponses à tour de rôle. Au bout du temps imparti les étiquettes et les chemises sont remises à leur propriétaire qui corrige les erreurs et range les étiquettes dans l’enveloppe correspondante (aucune difficulté à écrire, quelques hésitations, ou à apprendre encore).

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