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Résidence artistique culturelle et scientifique «Archéologie, Arts et Sciences»

Dans le cadre d’un projet de « Résidence artistique culturelle et scientifique » accompagné par Maude Puech correspondante départementale éducation artistique et culturelle, Frédéric Carrincazeaux et Richard Lespes conseillers pédagogiques départementaux sciences et technologie et Éric Bouchard, professeur de sciences physiques et professeur-relais EAC CSTI (DAAC Rectorat de Bordeaux), les élèves des classes de Mme  Loumé-Seixo de l’école élémentaire Antoine Saint-Exupéry, de Mme Tinseau et M. Petit de l’école Sully de Dax, de M. Soulerot de l’école de Tercis-les-Bains et du collège d’Albret de Dax ont pu, du lundi 3 au vendredi 31 mai 2021, travailler avec Mme Erolf Totort – graveur et des médiateurs culturels du PréhistoSite de Brassempouy sur le thème « Archéologie, Arts et Sciences ».

Ce travail a donné lieu a une exposition dont le vernissage s’est déroulé le vendredi 11 juin 2021 au collège d’Albret de Dax.

Étaient présents pour ce vernissage, Monsieur Bruno Brevet, Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale des Landes, Madame Sophie Stratakis, Inspectrice de l’Éducation Nationale circonscription de Dax Sud Adour, Monsieur Vincent Baron, Principal du collège, Madame Maude Puech correspondante départementale éducation artistique et culturelle, Monsieur Cyrille Petit, directeur de l’école Sully de Dax, Monsieur Éric Bouchard, professeur de sciences physiques et professeur-relais EAC CSTI (DAAC Rectorat de Bordeaux), Madame Marina Gonzalez, professeur d’Arts Plastiques, Madame Flore Trotot dit Erolf Totort , artiste, Monsieur Matthieu Lacoste, médiateur culturel, Monsieur Lionel Ducamp, directeur du Préhistosite de Brassempouy ainsi que des professeurs et des élèves.

L’artiste

Erolf Totort, Flore Édith Françoise Gabrielle Trotot, est née en 1969 d’un père médecin et d’une mère infirmière rencontrée sur les barricades de Mai 1968. Elle est initiée dans sa jeunesse à la peinture au sein de l’école nouvelle d’Antony. Après un DEUG d’art plastique à l’université Paris VIII, elle intègre l’école nationale des arts décoratifs de Paris en 1992, et en sort diplômée en images imprimées en 1996. Inspirée par la bande dessinée « Rahan » et par le conte du « chat qui s’en va tout seul » de Rudyard Kipling , son univers créatif se tourne dés le début vers la préhistoire. Ses premières installations publiques proposaient une immersion primitive dans un fac-similé de grotte Gravettienne.

Fascinée par le mystère des origines, ses travaux ont dirigé son univers de la Vénus de Lespugue à notre monde contemporain, à travers une héroïne nommée « AVA ». Incarnation de la femme primordiale, le « journal d’Ava » fut publiée en 2014 après 20 ans de recherche.
Aujourd’hui, Erolf Totort exerce son métier de graveur au sein de son atelier Iconografitte de Saint Mandé et transmet son savoir.

Des ateliers proposés par les  médiateurs culturels du PréhistoSite de Brassempouy :

• Sculpter la Dame de Brassempouy
Les élèves ont créé leur propre Dame de Brassempouy dans un bloc de plâtre à l’aide d’un burin en silex,  outil semblable à ceux qu’utilisaient nos ancêtres.

• Le chemin de l’évolution…
L’homme que nous sommes ne s’est pas fait en un jour…
Les élèves ont découvert les spécificités de chacun de nos ancêtres au travers de l’étude de leurs crânes, ainsi que les innovations qui ont permis à l’espèce humaine d’avancer sur le long chemin l’évolution.

• Du Labo à l’Expo.
Que deviennent les objets issus des fouilles archéologiques ? Comment ces objets sont-ils étudiés ? Que se passe-t’il entre le moment où l’objet est découvert et celui où il est mis en vitrine dans un musée ?
Autant de questions auxquelles les élèves ont été sensibilisés en participant au travail de l’archéologue et du muséographe.

• Fouilles archéologiques
Dans la peau la peau d’un archéologue
Truelles et pinceaux en main, les archéologues en herbe se sont initiés aux gestes de la fouille de terrain, au relevé et à l’interprétation.

Un projet très riche…

• en Arts Plastiques : gravures à partir de pièce de linoléum avec « l’iconograffite » Erolf Totort, modelage, sculpture de la Dame à la capuche, création d’un «faux» site archéologique à la manière des époux Poirier.

• en Français : rédaction de textes sur des objets d’hier et d’aujourd’hui, sur la représentation de la femme et  la journée d’une femme pendant la préhistoire.

• en Physique-Chimie l’étude et la synthèse de pigments et d’ocres a été proposée aux élèves de 6ème.

• en Mathématiques : travail sur le carroyage (repérage X,Y), la notion d’échelle, la Vénus (inscription dans un cercle ou un losange).

• en Histoire :  travail sur l’identité, les stéréotypes et l’image de la femme durant la préhistoire.